Aina Alegre

Réverbérations, étude 8

Les Printemps de Sévelin | Sévelin 36

  • 35'

Création & interprétation : Aina Alegre
Collaboration artistique / visuelle : Jan Fedinger
Regard extérieur : Capucine Intrup et Nicolas Martz
Remerciements aux batteuses : Marta Urdiales, Laia Fortià, Núria Perich, Mercè Ros, Emilie Rambaud pour les conversations qui ont nourri ce projet et les textes projetés lors de la performance.
Production : Centre chorégraphique national de Grenoble & STUDIO FICTIF
Avec le soutien de : La Ménagerie de Verre, Paris – ImPulsTanz, Festival international de danse de Vienne – Dansàneu, Festival de Cultures del Pirineu

RÉVERBÉRATIONS est l’étude d’un corps en « duel » avec une batterie. C’est aussi la rencontre avec plusieurs batteuses de cultures et styles musicaux différents. À travers le recueil de récits sur leur rapport à la musique et au corps du métier, Aina Alegre, seule au plateau avec l’instrument, active une nouvelle fiction autour du martèlement. Leurs paroles, descriptions, sont absorbées et transportées sur le terrain de la performance.

À cheval entre la figure de la batteuse et de la danseuse, et avec une approche autodidacte, la chorégraphe ouvre, à travers le mouvement, différentes relations à l’instrument et joue avec la notion de « battre » et ses possibles dérivés pour plonger dans différents registres. Un dispositif interactif, dont la danse et le son, active de multiples relations à la percussion, à la persistance du geste et à la réverbération.

RÉVERBÉRATIONS s’inscrit dans le projet ÉTUDES, une série de performances in situ créées à partir de la collecte de gestes, de danses et de récits autour des pratiques liées à la gestuelle du martèlement. ÉTUDES est né du désir d’observer et de suivre la trace de ce geste/mouvement/action qui est recourant dans mon écriture chorégraphique. Je cherche à le redécouvrir au travers différents cultures et territoires sous forme de différentes pratiques physiques, métiers, sons et danses.

À partir de la collecte de récits, ce projet a la volonté́ de générer une archive vivante, de relier des paroles et de mémoires de gestes. Un projet dont l’échange, la transmission sont moteurs de fictions et pratiques chorégraphiques. Une tentative de transporter dans un contexte contemporain ce geste « racine ».
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Biographie

Chorégraphe et danseuse, Aina Alegre crée depuis 2010 des spectacles et performances de formats très variés. Elle envisage la création chorégraphique comme un terrain pour ouvrir des ima­ginaires autour du corps. A travers la danse, elle explore différentes relations au corps collectif et son travail chorégraphique est conçu comme une «orchestration» du mouvement, du son, de la lumière et de l’espace. Depuis plusieurs années, Aina Alegre assume une écriture autant chorégraphique que musicale. À travers ses créa­tions, elle mène aussi un travail de recherche autour des notions de mémoire et d’archive qui traversent l’ensemble de son travail.

En 2014, elle fonde à Paris la compagnie STUDIO FICTIF afin d’accompagner ses projets et créations. Depuis, son travail a été présenté dans différents pays comme l’Espagne, la France, l’Italie, la Belgique, la Grèce, la Suisse, l’Allemagne, le Pérou ou encore la Roumanie. Depuis 2023, elle co-dirige le Centre chorégraphique national de Grenoble avec le danseur Yannick Hugron.