Harald Beharie

Sweet Spot

Les Printemps de Sévelin | Arsenic

  • 1h
  • G Boucle magnétique
  • A Peu ou pas de texte
  • B Accessible aux personnes à mobilité réduite

Concept et chorégraphie : Harald Beharie
Collaboratrice proche et recherche artistique : Karoline Bakken Lund
Interprètes co-créateur·rice·s : Loan Ha, Carlisle Sienes, Harald Beharie, Amie Mbye, Irene Theisen et Ester Thunander
Sculpture / scénographie et costumes : Karoline Bakken Lund
Musicienne : Ester Thunander
Compositrice : Ingvild Langgård
Création lumière : Ingeborg Staxerud Olerud
Création sonore : Gunnar Innvær
Compositrice : Ingvild Langgård
Facilitatrice artistique / dramaturge : Deise Faria Nunes
Regard extérieur : Hooman Sharifi
Coordinatrice d’intimité : Lexie Koren
Productrice : Kristina Melbø Valvik
Diffusion / tournée : Damien Valette
Co-producteurs : Dansens Hus (Oslo), Rosendal Teater (Trondheim), RAS (Sandnes),
BIT Bergen Internasjonale Teater (Bergen), Arsenic – Centre d’art scénique contemporain (Lausanne), SPRING Festival (Utrecht),
Zodiak – Centre for New Dance (Helsinki), MDT (Stockholm)
Soutien en résidence : Fabbrica Europa (Italie), Kaserne (Suisse), Kilden Teater (Norvège)
Soutiens : Conseil des Arts de Norvège & Municipalité de Kristiansand

Cette création constitue la dernière partie d’une trilogie incluant le solo Batty Bwoy (2022), qui explore les fictions autour du corps queer, et le travail collectif Undersang (2024), qui prend la forme d’un rituel collectif de corps queers dans la forêt. Tous trois plongent dans la manière dont le plaisir, l’excès et la monstruosité peuvent devenir des forces d’empowerment et de transformation. 

Sweet Spot poursuit l’exploration des potentialités poétiques et physiques de l’effondrement. La queerness et le corps sont explorés afin de devenir des espaces d’expression de révolte d’extase et de dissolution. Rythmes déchaînés,  folklore et processions groovy nous accompagnent dans le questionnement de notre perception de la réalité.

Tapie dans l’abîme, Sweet Spot invoque une danse macabre déformée au sein d’un paysage hypnotique, rassemblant six figures en extase qui chantent, s’effondrent et se syncopent les unes autour des autres.
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Biographie

Harald Beharie (il/iel) est un·e performeur·se et chorégraphe norvégien·ne-jamaïcain·e basé·e à Oslo, en Norvège.
La pratique et les chorégraphies de Beharie émergent souvent de la tension entre le quotidien et l’extrême, le banal et le sacré, jouant avec la transformation comme principe continu, tant pour le corps que pour les espaces qu’iel traverse. Au cœur de leur démarche se trouve le désir de remettre en question notre perception de la réalité. Leurs œuvres explorent comment la queerness et le corps peuvent agir comme médium et comme lieu de révolte, d’extase et de dissolution.
Iel porte un intérêt particulier au DIY et à la vulnérabilité d’être dans l’inconnu. Beharie s’intéresse à la manière dont le corps peut fonctionner comme moteur de dramaturgie, une force en soi qui se transforme par la pratique. Dans ses œuvres Batty Bwoy et Undersang, iel explore comment le plaisir, l’excès et la monstruosité peuvent devenir des forces d’émancipation et de transformation, tout en utilisant le corps comme un lieu d’ambivalence.
Le travail de Harald a été nommé pour le Prix des Critiques Norvégiens pour les performances Shine Utopians avec Louis Schou (2020) et le solo Batty Bwoy (2022). En 2023, Batty Bwoy a également remporté le Prix Hedda de la « meilleure production de danse », et en 2024 le projet Undersang a remporté le Prix des Critiques Norvégiens 23/24.
Le travail de Harald a été présenté dans des musées, galeries, festivals et autres contextes internationaux.