Mackenzy Bergile
Autothérapie: Unbolting Colonial Statues from Our Consciousness
Les Printemps de Sévelin | Arsenic
- 1h
- G Boucle magnétique
- B Accessible aux personnes à mobilité réduite
Curation pour l'Arsenic: Diana Akbulut
Chorégraphie, dramaturgie, texte : Mackenzy Bergile
Interprétation : Mackenzy Bergile
Collaboration artistique : Inès Mauricio
Conception lumière : Eduardo Abdala
Costumes : Mackenzy Bergile
Production et diffusion : Association Être et Faire et Être
Production : Collectif FAIR-E / CCN de Rennes et de Bretagne, avec le soutien du ministère de la Culture (Direction régionale des affaires culturelles de Bretagne), de la Ville de Rennes, de la Région Bretagne et du Département d’Ille-et-Vilaine
Coproduction : Festival international d’été Kampnagel ; CCN de Tours / Thomas Lebrun ; CCN d’Orléans / Collectif ÈS (dans le cadre de l’Accueil-studio) ; Fonds Transfabrik – Fonds franco-allemand pour les arts du spectacle
Soutien : Ministère de la Culture (Direction régionale des affaires culturelles de Bretagne) ; Ville de Rennes – soutien aux résidences artistiques
C’est une géographie de souvenirs, de traumatismes et de références culturelles qui apparaissent de manière fragmentaire dans cette création. Elle parcourt le déplacement forcé de 12 millions d’Africains lors du Middle Passage de la traite transatlantique des personnes esclavagisées, particulièrement brutale en Haïti. Et s’étend de la révolution haïtienne, aux lois Jim Crow du sud des États-Unis, et jusqu’à l’Europe contemporaine.
AUTOTHÉRAPIE est une forme chorégraphique d’introspection qui se déroule en une série de séances (thérapeutiques) : une sélection non linéaire tirée de plusieurs années de recherche artistique et d’une exploration continue de la manière dont la mémoire s’inscrit somatiquement dans le corps.
La structure de la pièce s’inspire du spiralisme haïtien, une façon poétique et politique de penser l’histoire non pas comme une séquence linéaire, mais comme un processus cyclique en forme de spirale.
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Note d’intention
« Quand je parle d’autothérapie, je ne parle pas seulement de me soigner moi-même. Je parle de plonger dans mon propre corps comme s’il s’agissait d’archives, marquées, barrées, habitées par d’autres. Je ne suis pas seule. Je porte mes morts, mes proches, ceux que j’aime et ceux que je n’ai pas pu protéger. L’« auto », le « soi » est un soi partagé, façonné, fracturé et rempli par les autres. »
Mackenzy Bergile
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Biographie
Mackenzy Bergile est un artiste interdisciplinaire franco-haïtien — chorégraphe, pianiste, poète et chercheur — dont la pratique interroge les enjeux de mémoire, de domination et de transmission à travers le corps et le geste. Formé à la fois à la danse traditionnelle haïtienne, aux danses afro-américaines et contemporaines, à la musique classique et aux arts visuels, il développe une oeuvre située à la croisée de la performance, de la recherche théorique et de la critique postcoloniale. Sa démarche s’inscrit dans une esthétique de la friction et de l’indiscipline : il met en tension les récits dominants par la convocation de symboles refoulés, de mythes reconfigurés et de rituels détournés. À travers des dispositifs immersifs et performatifs, il explore les corps diasporiques comme lieux de mémoire, d’inscription politique et de contre-pouvoir imaginaire.Ses oeuvres ont été présentées dans des contextes variés — musées, festivals, institutions pédagogiques — et s’accompagnent d’une pensée critique active, notamment au sein de la plateforme Regard sur le Geste, où il publie des articles immersifs sur les implications chorépolitiques de l’art vivant et les écritures issues des marges.