©Nicolas Poillot

Diana Akbulut (Daya Jones) (CH)

Amour Grenade

Danse

  • 45’
  • F Recommandé aux malentendant·e·x·s
  • G Boucle magnétique
  • C Jeune public bienvenu (dès 8 ans)
  • A Peu ou pas de texte
  • B Accessible aux personnes à mobilité réduite

Chorégraphie, interprétation Diana Akbulut (Daya Jones). Création musicale: Louis Brodinski et Merlin Modulaw. Consultant image: Nicolas Poillot. Lumières: Zara Bowen. Texte communication: Arnaud Robert. Coproduction: Arsenic – Centre d’art scénique contepmorain, Emergentia – temps fort pour la création chorégraphique émergente réalisé par L’Abri, le TU et le Pavillon ADC – Genève. Soutien: Loterie Romande. Remerciements: Salomé Kiner, Philippe Cuendet, Julie Maillard.

Amour Grenade, c’est le goût du fruit. C’est aussi la réconciliation des contraires. Il y a Daya et Diana. Daya Jones, le geste chirurgical dans les battles hip-hop, une jeune femme à qui ses compétiteurs ne demandent pas son genre. Diana Akbulut, Suissesse d’origine kurde, qui se souvient de la terre de son père, de sa mère, dans un festin de sens et de gestes reconquis. Entre Daya et Diana, il y a la tentative de ne plus séparer les avatars. Ce serait une fausse piste de considérer uniquement cette première création sous l’angle des origines, du féminisme ou du politique. Il s’agit pour cette chorégraphe et danseuse de redonner du corps aux identités qui la traversent. La grenade n’est ni tout à fait un fruit ni seulement une arme.

Danseuse, chorégraphe et pédagogue suisse d’origine kurde alévie, Diana Akbulut (aka Daya Jones) se forme dans les battles et les cyphers du hip-hop européen. Un séjour révélateur à New-York l’amène à creuser son vocabulaire gestuel en enrichissant sa pratique de différents styles de rue. De retour en Europe, elle intègre Swaggers, la compagnie féminine de la Française Marion Motin et quitte les battles pour la scène. En 2015, elle lance le «sassy concept», des cours de danse qui célèbrent la féminité en dehors des diktats de la beauté et des injonctions normatives. Bien que son travail poursuive des axes variés, sa recherche s’articule autour du geste instinctif et des textures hybrides, créant des synergies et des passerelles entre la générosité du hip hop, l’impertinence du voguing, la combattivité du krump et la douceur de la (re)connaissance de soi. Elle est lauréate 2020 du prix de la relève de la Fondation vaudoise pour la Culture. Amour Grenade est sa première création solo.
www.dayajones.com