©Dorothée Thébert Filliger

Louis Bonard (CH)

L'Apocalypse-épisode 2: Les Adieux

Théâtre

  • 60'
  • D Garderie
  • E Recommandé aux malvoyant·e·x·s
  • B Accessible aux personnes à mobilité réduite

Conception et jeu: Louis Bonard. Dramaturgie: Aurélien Patouillard. Collaboration artistique: Claire Dessimoz. Lumière et scénographie: Florian Leduc. Assistant scénographie: Iommy Sanchez, Redwan Reys. Composition du générique: Nicholas Stücklin. Musiciens du générique: Maxime Van Heghe (trompette), Léopold Brunet (trombone). Costumes: Doria Gomez Rosay. Production: Association Kairos. Remerciements: Delphine Gomez Rosay. Coproduction: L’Arsenic - Centre d’art scénique contemporain, Lausanne. SGG – Théâtre Saint-Gervais, Genève. Soutiens: Ville de Lausanne, Canton de Vaud, Loterie Romande, Fondation Nestlé pour l’art, Fondation Michalski, Ernst Göhner Stiftung, Pro Helvetia, Fondation Wilsdorf, Fondation Suisa. Accueil en résidence: Schloss Bröllin, dans le cadre de la plateforme d’échange Crushing Borders.

L’Apocalypse, une série en quatre épisodes
Épisode 1: Le début de la fin – 27-30 janvier 2022
Épisode 2: Les adieux
Épisode 3: L’Adversaire – 6-9 octobre 2022
Épisode 4: Promesses – 27-30 avril 2023

Comment rêver un avenir meilleur à l’heure où certain·e·x·s croient assister au déclin de l’humanité et aux derniers instants de la vie sur terre? Le genre littéraire apocalyptique est pratiqué depuis plus de 2000 ans, avec une intensification de la production en temps de «crise». L’Apocalypse voit la crise non pas comme une série de catastrophes à subir, mais comme une occasion de manifester nos espoirs, de dire ce à quoi l’on tient ; à prendre du recul, à faire table rase de ce que l’on connaît, de fabuler la fin du monde pour créer un espace favorable à l’exercice de penser le futur. S’inspirant de l’Apocalypse de St-Jean, cette première création se déploie en 4 épisodes proposant de sonder notre rapport au monde et à sa disparition, à notre disparition individuelle et collective, mais surtout de fuir à toutes jambes le fatalisme.

L’Apocalypse – épisode 2: Les adieux
Dans cet épisode, tout s’effondrera. Les règles s’effondreront. Les lois s’effondreront. Les maisons. Les arbres. Les familles. Les couples. Le monde s’effondrera.
Dans ce deuxième épisode, on essaiera d’oublier que c’est trop tard, trop tard pour la morale, trop tard pour se repentir, trop tard pour s’en vouloir, trop tard pour se sauver. On attendra la mort, on attendra la fin du monde, et on chevauchera. On galopera dans les ruines de nos villes. Et on prendra le temps de dire adieu. Adieu à tout.

S’efforçant de s’opposer à l’aigreur des pessimistes, et à la candeur des positivistes, le travail de Louis Bonard tente de s’en prendre au réel et au spectacle avec la joie parfois cinglante du bouffon. Ni complètement enragé, ni complètement nonchalant, il préconise la joie malgré tout, la joie par-dessus tout, celle d’être au monde, ensemble, et de se sentir vivant. S’attaquant volontiers à plus grand que lui, il puise dans les œuvres et les pensées d’un passé lointain ou proche. Puis, dans un double rapport d’amour et de moquerie, il se les approprie pour observer notre présent d’un œil toujours critique mais optimiste. Il collabore souvent avec Marion Duval, Aurélien Patouillard, Adina Secretan, Marco Berrettini, Julia Perazzini, mais aussi Jonathan Capdevielle, Claire Dessimoz, Léa Katharina Meier ou Renée van Trier. Il a été artiste associé à L’Abri (2019-2020) et termine actuellement une formation de chef de chœur.

Garderie gratuite le dimanche, pendant le spectacle.
Une éducatrice s’occupe de vos enfants (dès 4 ans). Merci de contacter Hélène Bahon - responsable garderie à l’adresse helene.bahon@arsenic.ch en précisant : votre nom, prénom, le nom et prénom de votre enfant, son âge ainsi que votre numéro de téléphone.