Samir Laghouati-Rashwan

Acting Fantasma

Performance, danse

  • 22'
  • F Recommandé aux malentendant·e·x·s
  • E Recommandé aux malvoyant·e·x·s
  • B Accessible aux personnes à mobilité réduite

Ecriture/mise en scène : Samir Laghouati-Rashwan
Chorégraphie : Samir Laghouati-Rashwan, Trésor Gennai Yahaut, Manu Garcia Mpassi
Son : Low Jack


Coproductions et Soutiens:
Arsenic — Centre d’art scénique contemporain, Lausanne Actoral — Festival des arts et écritures contemporaines, Marseille

Comment sortir des stéréotypes qui nous sont assignés? 

Acting Fantasma prend le jeu vidéo comme point de départ. Trois avatars y émergent pour explorer la manière dont les identités se construisent, se négocient et se rejouent sous l’effet des représentations sociales.

Le projet interroge les injonctions qui pèsent sur les hommes BIPOC, souvent assignés à des figures contradictoires : force ou désinvolture, impassibilité ou disponibilité, maîtrise ou dérision. Entre ces pôles, les corps deviennent des espaces où se déposent attentes, projections et stéréotypes. L’écriture chorégraphique et textuelle s’attache à cet endroit où race et genre se cristallisent, révélant les mécanismes de fabrication et de performativité des identités.

La recherche s’appuie également sur les danses virales diffusées sur TikTok, envisagées comme des archives des gestes contemporains. Ces formes chorégraphiques témoignent de la circulation de codes sociaux, de modèles d’identification et de stratégies de visibilité. Elles rendent perceptibles les manières dont les individus façonnent leur image, exposent leur corps et composent avec les normes qui traversent les espaces numériques comme les espaces sociaux.

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Biographie

Né en 1992, Samir Laghouati-Rashwan est un artiste et performeur franco-marocain et égyptien vivant et travaillant entre Marseille et Tirana. Diplômé de l’Institut National Supérieur d’Enseignement Artistique Marseille-Méditerranée (INSEAMM), sa pratique se déploie à travers des installations, vidéos, textes et performances. Son travail explore des zones de friction entre identité, mémoire collective et représentations sociales. Il interroge les rapports de pouvoir implicites inscrits dans les récits dominants, qu’ils concernent l’histoire coloniale, les migrations, le genre ou les structures culturelles de légitimité. Son approche s’articule souvent autour de figures marginales, d’objets trouvés ou d’archives réappropriées, qu’il manipule afin de faire émerger des contre-récits. Il construit des espaces où les tensions entre présence et absence, visible et invisible, intime et politique deviennent tangibles. Refusant les catégories fixes, sa pratique fonctionne comme une tentative de désapprendre les manières normatives de voir. Elle est portée par un désir de réparation symbolique, mais également par une ironie subtile venant troubler les lectures conventionnelles. À travers des gestes discrets ou des mises en scène plus confrontantes, Laghouati-Rashwan propose des formes d’apparition fragiles mais insistantes, sollicitant l’attention et l’engagement du regardeur. Ses expositions personnelles et collectives récentes incluent notamment : Salts (Bâle, CH), Foto Arsenal (Vienne, AT), Maison Européenne de la Photographie (Paris, FR), Triennale Milano (Milan, IT), Neue Gesellschaft für Bildende Kunst (Berlin, DE), Material (Mexico, MX), P21 Gallery (Londres, UK), Les Urbaines (Lausanne, CH), Parc de la Villette (Paris, FR), MRAC Occitanie (Sérignan, FR), Rencontres d’Arles (Arles, FR), CAC Brétigny (Brétigny, FR), Art-O-Rama (Marseille, FR), Triangle-Astérides (Marseille, FR) et SISSI Club. Laghouati-Rashwan a également participé à des résidences à l’Institut Français de Tanger (Tanger, MA), à la Cité internationale des arts (Paris, FR), aux Ateliers de la Ville de Marseille (Marseille, FR), à La Becque (Vevey, CH), à IASPIS (Stockholm, SE) ainsi qu’à Villa Albertine à Houston (USA).