©Vicky Althaus
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Léa Katharina Meier

Tous les sexes tombent du ciel

performance

  • 1h20 environ
  • G Boucle magnétique
  • E Recommandé aux malvoyant·e·x·s
  • B Accessible aux personnes à mobilité réduite

Conception, textes, costumes, décors et performance: Léa Katharina Meier. Collaboration artistique et co-mise en scène: Tatiana Baumgartner. Accompagnement dramaturgique et regard extérieur: Adina Secretan. Création lumière: Vicky Altaus. Construction et régie plateau: Guits. Musique: Serge Teuscher. Regards extérieurs: Jonas Van, Charlotte Nagel. Accompagnement à la pratique clownesque: Rafaela Azevedo. Coaching danse classique: Claire Dessimoz. Conseillerx et conseillère en écriture: Nayansaku Mufwankolo, Stéphanie Rosianu. Assistante décors: Cecilia Moya Rivera. Production et administration: LES MAUVAIS JOURS FINIRONT!

Soutiens: Ville de Lausanne, Direction de la culture de la Ville de Vevey, Ernst Göhner Stiftung, Fondation Nestlé pour l’art, Canton de Vaud, Fondation MLH, PREMIO - Prix d’encouragement pour les arts de la scène, Pro Helvetia, Corodis.

Dans sa maison crade, rose et satinée, un personnage enchaîne danse, tours de magie foireux, chant désolé où le regard voyeur du public s’invite dans cette intimité, à huis clos.
En se mettant dans des situations ridicules et gauches, Léa Katharina Meier adopte via un prisme clownesque un type de rire et d’humour à l’encontre d’un regard hétéronormatif. Elle cultive l’ambivalence et les croisements, entre monstruosité, abjection et ce qu’il y aurait de plus chou.
Pathétique et tendre, l’entêtement de ce petit être pour trouver de la joie et un rien de merveilleux contamine par sa vulnérabilité digne et sa naïveté empouvoirante.
Comment est-ce que la honte donne lieu à des expériences jubilatoires ? Dans cet univers enfantin et cruel, ce conte de la saleté avec ses ogresses et ses géantes, nous invite à habiter les maisons sales, à rire du ridicule et contempler le paysage en carton-pâte des cœurs abîmés.

 

Léa Katharina Meier est une artiste visuelle et performeuse. À l’instar de la pratique et de la tradition clownesque, qui utilisent le rire et le ridicule comme des interrogateurs des regards normatifs et oppressifs que nous portons sur les corps et les visions des mondes qui nous entourent, Léa Katharina Meier développe au sein de sa recherche artistique, un travail d’auto-démolition qui se nourrit de ses échecs. Considérant que ces derniers ouvrent de nouvelles possibilités de subjectivités dissidentes et de narrations poétiques, elle désire créer un espace de ressources accueillant ses propres vulnérabilité et monstruosité, tout en participant à la construction d’un humour sale et pédéex. Elle a montré son travail dans de nombreux espaces d’art et théâtres en Suisse romande (Arsenic, Tunnel Tunnel, MCBA, TU-Théâtre de l’Usine) et a bénéficié de plusieurs résidences au Brésil (Faap et Pivô, São Paulo). En 2021, elle reçoit le Prix du public et du jury lors du Prix Suisse de la Performance pour “Tous les sexes tombent du ciel”. En 2023, elle participe à l’exposition des Swiss Art Awards à Bâle. En 23-24, elle est résidente de l’Institut suisse de Rome.